Lire « Sous le voile des sables » de Nasredine Moulazem est comme entrer dans un conte aux origines lointaines.
Les connaissances antiques, mythologiques sont bien maîtrisées par l’auteur.
L’écriture est fluide, les mots choisis et le phrasé poétique.
L’auteur nous emmène dans un monde onirique, où les légendes touarègues, la mythologie du peuple du désert sont omniprésents.
Dès le premier chapitre, le lecteur est happé par la description du camp de fouille et des archéologues qui s’y trouvent. L’atmosphère du XIXe siècle y est très bien dépeinte.
Un siècle plus tard, cinq jeunes étudiants s’intéressent à cette expédition perdue et tentent de percer le mystère.
Il est dommage que l’auteur n’ait pas allégé son texte, il y a trop de répétitions des mêmes scènes, de combats surréalistes que nous pourrions croire sortis d’un jeu vidéo.
Ces chapitres répétitifs peuvent lasser le lecteur, donnant l’impression que l’auteur tourne en rond, cherchant une suite.
Le choix de l’écrivain de multiplier les chapitres et les sous-chapitres nuisent à l’harmonie du texte, cassant le rythme de lecture.
Certains enchaînements sont maladroits comme ce départ où on pense les héros partis « le minibus s’enfonça dans la nuit, emportant avec lui les espoirs, les doutes et les secrets du groupe », mais au chapitre suivant nous le retrouvons à Aix-en-Provence.
Néanmoins, malgré ces quelques maladresses, Nasredine Moulazem nous confronte à notre propre questionnement, à nos doutes, à nos vérités enfouies, à nos secrets de famille parfois douloureux.
« Le désert ne garde pas les secrets, il les rend à ceux qui osent écouter » nous dit l’homme sage du désert.
Le Sahara a ce pouvoir ainsi que l’océan de nous mettre face à nos faiblesses. La puissance quasi surnaturelle de cette étendue de sable lourde de mille secrets rend l’homme plus humble.
Tin Hinan, la légendaire reine des Touarègues, qui selon la légende a fui avec sa fidèle servante Takama, est évoquée à la page 192 du roman. Elle est le pilier de l’âme touarègue et aurait peut-être mérité une place plus large dans le roman.
Il y a un parfum de légendes orientales, touarègues, saupoudré de beaucoup de poésie.
C’est une œuvre initiatique, au côté envoûtant, telles les dunes du Grand Erg Occidental.
Une lecture qui peut convenir à de jeunes adultes ainsi qu’à tous ceux qui ont aimé Indianna Jones ou les romans d’aventures mystiques.
Kariane Maxwell
18 septembre 2026
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Commentaires
Salut Kariane,
Je te remercie pour ta critique , qui est juste et que je savais depuis longtemps. Merci encore.